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Hauteur de l’arbre du voisin soumise à la prescription trentenaire

JURISPRUDENCE : Cour de cassation, Chambre civile 3, 6 mai 2014, 13-12.183

L’arrêt en bref

Dans cette affaire, un propriétaire demandait que son voisin soit condamné à abattre un hêtre d’une hauteur de plus de deux mètres et se trouvant à une distance inférieure à deux mètres de la limite des propriétés. Le voisin invoquait le fait que l’arbre avait dépassé cette hauteur depuis plus de trente ans et qu’en conséquence il avait acquis le droit de le conserver.

La Cour de cassation lui a donné raison en estimant que le non respect des règles de distance et de hauteur ne peut être sanctionné si le propriétaire de la plantation litigieuse a acquis par prescription trentenaire le droit de les conserver et que le délai de trente ans court du jour où l’arbre a dépassé la hauteur maximum permise et non du moment de leur plantation.

L’arrêt en texte intégral

REPUBLIQUE FRANCAISE

AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

LA COUR DE CASSATION, TROISIÈME CHAMBRE CIVILE, a rendu l'arrêt suivant :

Sur le moyen unique, ci-après annexé :

Attendu qu'ayant exactement retenu que le point de départ de la prescription trentenaire est la date à laquelle l'arbre a dépassé la hauteur de deux mètres, le juge de proximité, appréciant comme il le devait la valeur des rapports des deux experts, et abstraction faite d'un motif erroné mais surabondant relatif à l'âge de l'arbre, a pu retenir, par une appréciation souveraine des faits de la cause, que l'arbre avait atteint la hauteur de 2 mètres trente et un an avant la date de sa saisine et que la prescription trentenaire était acquise à M. X... ;

D'où il suit que le moyen n'est pas fondé ;

PAR CES MOTIFS :

REJETTE le pourvoi ;

Condamne M. Y... aux dépens ;

Vu l'article 700 du code de procédure civile, rejette la demande de M. Y... ;

Ainsi fait et jugé par la Cour de cassation, troisième chambre civile, et prononcé par le président en son audience publique du six mai deux mille quatorze, signé par M. Terrier, président, et par Mme Berdeaux, greffier de chambre, qui a assisté au prononcé de l'arrêt.

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