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25      Il s’ensuit que la présomption de pertinence qui s’attache aux questions posées à titre préjudiciel par les juridictions nationales ne peut être écartée que dans des cas exceptionnels et, notamment, lorsqu’il apparaît de manière manifeste que l’interprétation sollicitée des dispositions du droit communautaire visées dans ces questions n’a aucun rapport avec la réalité ou l’objet du litige au principal (voir, notamment, arrêts du 15 décembre 1995, Bosman, C‑415/93, Rec. p. I‑4921, point 61, ainsi que du 1er avril 2008, Gouvernement de la Communauté française et Gouvernement wallon, C‑212/06, Rec. p. I‑1683, point 29).

26      Or, tel n’apparaît pas être le cas en l’espèce.

27      S’agissant, tout d’abord, de la référence du gouvernement espagnol à l’arrêt Jägerskiöld, précité, afin de faire valoir l’absence de dimension communautaire de l’affaire à l’origine de la présente demande de décision préjudicielle, il suffit de constater que cet arrêt portait sur l’interprétation des dispositions du traité CE relatives à la libre prestations de services, lesquelles, ainsi que la Cour l’a rappelé expressément au point 42 dudit arrêt, ne sont pas applicables à des activités dont l’ensemble des éléments se cantonnent à l’intérieur d’un seul État membre.

28      En revanche, dans l’affaire au principal, contrairement aux dispositions du traité en cause dans l’affaire ayant donné lieu à l’arrêt Jägerskiöld, précité, l’application de la directive 2005/29 n’est pas subordonnée à la présence d’un élément d’extranéité. En vertu de son article 3, paragraphe 1, celle-ci est, en effet, applicable à toute pratique commerciale déloyale mise en œuvre par une entreprise à l’égard des consommateurs.

29      En ce qui concerne, ensuite, l’argument selon lequel la directive 2005/29 ne s’appliquerait pas au litige au principal au motif que les faits ayant donné lieu à celui-ci se sont produits avant l’adoption de cette directive, il convient de relever, d’une part, que, selon la jurisprudence de la Cour, dès la date à laquelle une directive est entrée en vigueur, les juridictions des États membres doivent s’abstenir dans la mesure du possible d’interpréter le droit interne d’une manière qui risquerait de compromettre sérieusement, après l’expiration du délai de transposition, la réalisation de l’objectif poursuivi par cette directive (voir, en particulier, arrêt du 23 avril 2009, VTB-VAB et Galatea, C‑261/07 et C‑299/07, non encore publié au Recueil, point 39 et jurisprudence citée).

30      En l’occurrence, une telle obligation d’abstention était applicable, à tout le moins, au moment de l’adoption de la décision de renvoi, à savoir le 5 juin 2008, date à laquelle non seulement la directive 2005/29 était entrée en vigueur, mais encore le délai de transposition de celle-ci, fixé au 12 décembre 2007, était expiré.

31      D’autre part, et en tout état de cause, il ressort expressément de la décision de renvoi que l’issue du pourvoi en «Revision» introduit par Plus dépend de la question de savoir si l’action en cessation en cause peut être demandée sur la base du droit applicable au moment où interviendra, à la suite du prononcé du présent arrêt, la décision statuant sur le litige au principal, dans la mesure où ladite action porte également sur des infractions futures.

32      Dans ces conditions, ainsi que Mme l’avocat général l’a relevé aux points 49 à 57 de ses conclusions, l’interprétation de la directive 2005/29 sollicitée par la juridiction de renvoi doit être considérée comme pouvant lui être utile afin de lui permettre de statuer dans l’affaire dont elle est saisie.

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