Testez-vous

Etes-vous "droit malin"?

Interviews

Maître Marc Lipskier, un avocat qui révolutionne le métier d'avocat *

Espace emploi

Des offres d'emploi et des CV gratuits

> Recrutez ou faites-vous chasser !

Lexique juridique

 

Tous les termes juridiques de A à Z

> Consultez gratuitement  !

Chiffres utiles

 

Indices et barèmes officiels en vigueur

> Consultez gratuitement  !

Partenaires

FORUM - Décès

offline
Inscription: 11/01/2014
Non résolu

 

Bonsoir,

J'ai lu sur le site que l'on pouvait prétendre à une certaine somme de la part de la caisse de retraite suite à un décès.

Comment procéder pour obtenir les 2286€ de la caisse de retraite ?

Sur quel texte dois je m'appuyer pour éventuellement y prétendre ?

Merci

Votre notation : Aucun Moyenne : 3.3 (7 votes)
RépondrePoser une question
Liens sponsorisés
offline
Inscription: 07/10/2011

Bonjour,

 

 

Voici ce que j'ai trouvé la Toile et qui semble répondre à votre question :

 

 

Toute personne qui s’est acquittée des frais d’obsèques d’un retraité du régime général obtient, si elle en fait la demande auprès de la Caisse de retraite, leur remboursement dans la limite des sommes restant dues au défunt au titre de sa pension de vieillesse et sans pouvoir dépasser 2286,74€.
 

Il faut savoir que lorsqu’un retraité décède, sa pension lui est due jusqu’à la fin du mois. Le remboursement se base sur cette somme.

 

Un exemple : Michèle a perdu son père qui percevait, comme ancien salarié, une pension du régime général. Elle a acquitté les frais d’obsèques (montant: 5 000€).

La pension restant à payer s’élève à 1 000€. C’est donc cette somme que peut lui rembourser la Caisse de retraite de son père.
Il suffit qu’elle lui en fasse la demande (sur papier libre), accompagnée des justificatifs suivants: facture acquittée et extrait de l’acte de décès.

 

Cordialement.

offline
Inscription: 27/02/2011

Bonjour,

 

Voici un texte plus officiel signé "Caisse nationale d'assurance vieillesse ". Il s'agit de la Circulaire n° 2013-3 du 25 janvier 2013 :

Caisse nationale d'assurance vieillesse

Direction Juridique et Réglementation Nationale
Département juridique et coordination contentieuxl

Destinataires
Mesdames et Messieurs les Directeurs des caisses d’assurance retraite et de la santé au travail et des caisses générales de sécurité sociale

Objet
Modalités de paiement des sommes dues au décès de l’assuré.

Résumé
Cette circulaire annule et remplace la circulaire Cnav n° 2010/20 du 19 février 2010.

La présente circulaire supprime la limitation de montant prévue, dans la version précédente, en cas de paiement des sommes dues au décès à l’héritier se portant fort.

En telle hypothèse, chaque demande de paiement de ces sommes par l’héritier qui se manifeste devra systématiquement être enregistrée par les services dans le référentiel de gestion avec la promesse de porte fort numérisée.

Les autres modalités de paiement applicables aux sommes dues au décès de l’assuré titulaire d’une pension de retraite demeurent inchangées.

Aussi la circulaire identifie la typologie des sommes dues et détermine les modalités de paiement du comptable entre les mains du véritable créancier ou de son représentant.

Sommaire

1- Typologie des sommes dues au décès de l’assuré

    11 - Nature des sommes dues : créance née antérieurement à la survenance du décès
    12 - Prescription applicable : prescription quinquennale
    13 - Recevabilité d’une opposition postérieure au décès du pensionné
    14 - Cas particulier des frais d’obsèques

2 - Paiement entre les mains du véritable créancier ou de son représentant

    21- Obligation comptable de la Caisse
    22 - Preuve de la qualité héréditaire

        221 - Prédominance de l’acte de notoriété
        222 - Maintien des certificats d’hérédité et de propriété, intitulé d’inventaire et jugement d’envoi en possession

            2221 - Le certificat d’hérédité
            2222 - Le certificat de propriété ou certificat de mutation
            2223 - L’intitulé d’inventaire
            2224 - Le jugement d’envoi en possession

        223 - Autres modes de preuve

    23 -Conditions de libération du paiement

        231- Paiement à l’héritier seul
        232- Paiement à l’héritier se portant fort
        233- Paiement entre les mains du notaire
1 - Typologie des sommes dues au décès de l’assuré.
11 - Nature des sommes dues : créance née antérieurement à la survenance du décès.

Sont visés :

- les arrérages de pension échus, non encore versés et dus jusqu’à la fin du mois comprenant le décès du pensionné (article D. 254-6 du code de la sécurité sociale).

- Le versement forfaitaire unique est considéré comme somme due au décès sous réserve que l’assuré soit vivant à la date d’effet de sa prestation.
12 - Prescription applicable : prescription quinquennale.

Le paiement de ces sommes obéit aux règles de la prescription quinquennale de l’article 2224 du code civil dans les conditions prévues par la circulaire n° 2010/17 modifiant les règles de prescription du code civil.
13 - Recevabilité d’une opposition postérieure au décès du pensionné.

Après le décès du prestataire, il ne peut être donné suite à aucune opposition amiable.

Concernant les oppositions légales :

Les créanciers du défunt qui n'ont pas produit leur titre exécutoire avant le décès doivent récupérer leur créance auprès de la succession.

En effet, en application de l'article 877 du code civil « les titres exécutoires contre le défunt sont pareillement exécutoires contre l'héritier personnellement... », les créanciers peuvent faire valoir leur titre exécutoire auprès des héritiers.

Il n'y a donc pas lieu d'honorer les nouvelles oppositions légales présentées après le décès du prestataire, si les oppositions sont faites au nom du prestataire.

Par contre, peuvent être honorées des oppositions faites sous forme de saisie-attribution, et présentées contre la succession.

En ce sens, voir la circulaire Cnav 2010/90 du 21 décembre 2010 (§122) relative aux oppositions sur les pensions du régime général.
14 - Cas particulier des frais d’obsèques.

Au décès d’un assuré, toute personne qui s’est acquittée des frais d’obsèques obtient, si elle en fait la demande et sur seule production de sa facture et de l’acte de décès, le remboursement de ces frais, dans la limite d’une somme de 2 286,74 euros prélevée sur les arrérages de pension disponibles au décès (circulaire CNAV 2002/18 du 26 mars 2002).

La qualité d’héritier ou d’ayant droit n’est pas une condition ouvrant droit au remboursement. Il n’y a pas lieu d’exiger, ni promesse de porte-fort, ni mandat.

Ainsi, un héritier ayant renoncé à la succession est susceptible d’y prétendre.

Les frais funéraires constituent une créance privilégiée (article 2331 du code civil).

En cas de demande de remboursement antérieure ou concurrente avec une demande de paiement du prorata d’arrérages par les héritiers, il convient de procéder au remboursement des frais funéraires avant tout paiement à la succession.
2 - Paiement entre les mains du véritable créancier ou de son représentant.

Les arrérages des pensions afférentes à la période antérieure à la date du décès du pensionné sont payables aux ayants droit sur présentation des pièces établissant leur qualité (article D. 254-6 du code de la sécurité sociale).
21 - Obligation comptable de la caisse.

Payer au véritable créancier, c’est la condition pour que le règlement d’une dépense soit libératoire pour l’agent comptable de l’organisme.

Il convient d’entendre par « véritable créancier » des sommes dues au décès du pensionné, ses héritiers au sens du code civil, à savoir les parents (descendants, ascendants et collatéraux) et le conjoint survivant non divorcé (articles 731 et 732 du code civil).

Toutefois, les sommes dues au décès du pensionné peuvent également être payées entre les mains du notaire chargé du règlement de la succession (article 1239 du code civil).
22 - Preuve de la qualité héréditaire.

Cette preuve s’établit par tous moyens et notamment par l’acte de notoriété qui fait foi jusqu’à preuve du contraire (article 730-3 du code civil).

Néanmoins, il n’est pas dérogé aux dispositions, ni aux usages concernant la délivrance du certificat de propriété ou du certificat d’hérédité par les autorités judiciaires ou administratives.
221 - Prédominance de l’acte de notoriété.

Sa délivrance relève de la compétence exclusive du notaire (article 730-1 du code civil).

En effet depuis la loi n° 2007-1787 du 20 décembre 2007, les tribunaux d’instance n’ont plus compétence pour délivrer des actes de notoriété.

Celui qui s’en prévaut est présumé avoir des droits héréditaires dans la proportion indiquée (article 730-3 du code civil).

L’acte de notoriété doit comporter l’affirmation signée du ou des ayants droit qu’ils ont vocation seuls ou avec d’autres qu’ils désignent à recueillir tout ou partie de la succession (article 730-1 du code civil).
222 - Maintien des certificats d’hérédité, de propriété, intitulé d’inventaire et jugement d’envoi en possession.

Dans un souci de simplification administrative, la preuve de la qualité héréditaire peut être suffisamment rapportée par la production de tels documents.

Leur existence résulte de circulaires ministérielles et n’est fondée sur aucun texte législatif ou réglementaire (sauf pour les départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle - article 75 de la loi du 1er juin 1924).
2221 - Le certificat d’hérédité.

Sa délivrance est de la compétence exclusive du maire du domicile du défunt ou de la commune du demandeur.

La responsabilité du maire pouvant être mise en cause, il est seul juge de l’opportunité d’une telle délivrance et s’il estime que les éléments présentés sont insuffisants ou s’il a un doute sur leur sincérité, il refusera d’en établir.

Les héritiers sont alors invités à demander l’établissement d’un acte de notoriété.

S’agissant de sa validité, le certificat d’hérédité n’est valable qu’autant que les créanciers s’en satisfont et que les débiteurs n’exigent pas un acte authentique.
2222 - Le certificat de propriété ou certificat de mutation.

C’est un acte établi par le juge d’instance (succession simple) ou par le notaire (existence d’un bien immobilier, d’un contrat de mariage, d’une donation, d’un testament).

Il a pour objet de permettre aux héritiers qu’il désigne d’attester de leurs droits sur les biens successoraux.
2223 - L’intitulé d’inventaire.

C’est un acte établi par le notaire, à l’occasion de l’inventaire de la succession où figurent les noms des héritiers ainsi que leur qualité.
2224 - Le jugement d’envoi en possession.

Cet acte permet de justifier de la qualité d’ayant cause universel, de faire inventaire et d’obtenir le paiement des créances.
223 - Autres modes de preuve.

« La preuve de la qualité d’héritier s’établit par tous moyens » (article 730 du code civil).

A défaut des documents cités aux paragraphes 221 et 222, la qualité héréditaire est susceptible d’être prouvée par production de documents présentant, notamment par la qualité de leur auteur (notaire, magistrat, officier d’état civil), une valeur probante.

Ainsi « l’attestation dévolutive », acte établi par un notaire, peut être acceptée comme preuve de la qualité d’héritier.

Il en est de même du livret de famille régulièrement tenu à jour, ce document étant établi par un officier d’état civil. Toutefois, l’héritier qui produit ce mode de preuve devra obligatoirement l’accompagner d’une promesse de porte-fort, à titre de garantie (risque de livret de famille non tenu à jour ou d’existence d’autres héritiers).
23 - Conditions de libération du paiement.
231 - Paiement à l’héritier seul.

Les comptables sont autorisés à payer, entre les mains de l’héritier seul, l’ensemble des sommes dues au décès du pensionné, sur production d’un document prouvant sa qualité héréditaire, sans limitation de montant.
232 - Paiement à l’héritier se portant fort.

Les comptables sont autorisés à payer, entre les mains de celui des héritiers qui en fait la demande, les sommes représentant l’ensemble des parts de ses cohéritiers sur production d’un document prouvant la qualité héréditaire et d’une promesse de porte-fort, sans limitation de montant.

La production de la promesse de porte-fort par l’héritier est obligatoire et l’enregistrement informatique par les services des caisses de cette pièce justificative doit être systématique.

Sans l’enregistrement préalable de cette pièce, véritable garantie juridique en cas de contestation ultérieure par les cohéritiers, le paiement sera proscrit.
233 - Paiement entre les mains du notaire.

Les comptables sont autorisés à payer, entre les mains du notaire chargé du règlement de la succession et se portant fort pour ses clients, les sommes représentant l’ensemble des parts des héritiers, sans limitation de montant.

    L’Agent Comptable
    Pascale Robakowski

    Le Directeur
    Pierre Mayeur
 

Inscription: 22/08/2014

Bonjour,

je reprends la discussion et notamment la deuxième partie de la réponse qui détaille les documents obligatoires dans le cadre d'une successions après décès.

Je voudrais savoir si ceux-ci sont des documents incontournables dans le cadre d'une succession pour recevoir la propriété des biens immeubles et autres confondus.

Un héritier peut-il être propriétaire des biens sans passer par des formalités obligatoires ?

merci de votre réponse

daniellemichelargant

offline
Inscription: 04/05/2017

assur-choix est un spécialiste de l’assurance prévoyance et compare plusieurs formules de contrats obsèques ou décès fiables et à des tarifs raisonnables. Vous pouvez faire un devis en ligne.