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Quelle est la mission de l’expert en cas d’accident médical ? - Page 3

Article publié le 06/11/2010

« Suite à ce bilan psychométrique complet, j’ai revu le docteur D., mon médecin-conseil, qui a rédigé un rapport concernant les conclusions initiales. Mon avocat m’a conseillé, dans ces conditions, de passer au tribunal et une ordonnance de référé du 13 décembre 1999 du TGI de Paris a désigné le docteur L. comme expert. Le professeur L., pédopsychiatre à l’hôpital de Bicêtre, désigné comme sapiteur (c’est-à-dire comme spécialiste appartenant à une autre spécialité que celle de l’expert, note de l’auteur). Il a procédé en plusieurs temps à un examen de la situation. Il a demandé une évaluation neuro-psychologique très complète par psychologue expert spécialisé. Enfin un bilan complet, demandé par un expert judiciaire, était effectué les 4 et 30 octobre 2001. Les spécialistes ont mis en évidence tous les troubles que je présentais, troubles que je ne savais pas moi-même expliquer, ni raconter.

« Tous les résultats de cette expertise approfondie ont confirmé les bilans que mon médecin-conseil avait demandé avant d’engager mes parents dans cette contestation. En voici les conclusions :

“Le bilan met en évidence des difficultés de programmation gestuelle, une nette lenteur exécutive et, dans une moindre mesure, idéationnelle, des capacités de jugement et une fluidité verbale réduites, une labilité attentionnelle avec des difficultés de maintien de l’attention dans des tâches monotones. Ces signes évoquant un dysfonctionnement frontal. Il existe également des troubles de la mémoire antérograde (narrative et prospective) verbale, alors qu’on ne remarque pas de dysfonctionnement en mémoire visuelle.

“L’organisation visuo-spatiale est correcte, alors qu’il existe des difficultés d’organisation temporelle et une  mémoire de travail réduite.

“Le fonctionnement cognitif est subnormal, proche de la moyenne, avec une homogénéité entre le domaine verbal et le domaine visuo-spatial. Il n’existe pas de troubles du comportement.”

« Tous les bilans effectués ont démontré donc la réalité des troubles neuropsychologiques relativement importants que je présente, et leurs répercussions pour une poursuite de mes études à l’école.

« C’est donc grâce à ces bilans pratiqués par des spécialistes que l’ensemble des troubles que je présente a pu être mis en évidence, ils ont été décrits et mesurés, ce qui a permis à l’expert de fixer un taux de 20 % compte tenu des barèmes qu’il appliquait. Sans ces examens, la proposition initiale de la société d’assurances était très restrictive.

« Pourquoi ne fait-on pas systématiquement tous ces examens tellement complets et fiables à tous les blessés qui ont eu un grave traumatisme crânien comme moi ? »

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