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Comment un malade peut-il faire respecter son droit de ne pas souffrir ?

Article mis à jour le 09/11/2010

Cette question, essentielle pour toute personne malade, n’a été évoquée que très tardivement par les textes. Le droit de ne pas souffrir fait partie des droits du patient, et depuis 1999 un plan triennal contre la douleur a même été instauré. Le plan de lutte contre la douleur 2006-2010 repose sur quatre axes :

  • améliorer la prise en charge de la douleur des populations les plus fragiles : enfants, adolescents, handicapés ;
  • renforcer la formation pratique initiale et continue des professionnels de santé ;
  • améliorer les traitements médicamenteux et les méthodes non pharmacologiques dans des conditions de sécurité et de qualité ;
  • structurer la filière de soins.

L’article L. 1110-5 du Code de la santé publique dispose que « toute personne a le droit de recevoir des soins visant à soulager sa douleur. Celle-ci doit être en toute circonstance prévenue, évaluée, prise en compte et traitée. »

La problématique de la prise en charge de la douleur se pose essentiellement dans le cadre d’une hospitalisation. La charte du patient hospitalisé précise que « les établissements de santé garantissent la qualité des traitements, des soins, et de l’accueil et sont attentifs au soulagement de la douleur ».

Ainsi, en cas d’opération, de soins ou d’examens douloureux, le médecin doit évaluer la douleur prévisible et donner le traitement adapté : antalgiques, anti-inflammatoires, analgésiques… Si la douleur persiste malgré la consultation de différents professionnels, sachez qu’il existe des consultations spécialisées dans les grands centres hospitaliers et que la douleur, qui s’apprécie très différemment selon chaque patient, peut dans l’immense majorité des cas être maîtrisée. N’hésitez pas à faire part à votre médecin de douleurs particulièrement intenses, une solution est toujours possible.

Le traitement de la douleur

Le Larousse médical classe les analgésiques ou antalgiques en trois catégories selon leur niveau d’efficacité :

  • Le niveau I correspond au paracétamol, à l’aspirine et aux anti-inflammatoires non stéroïdiens. Ces médicaments sont utiles pour traiter les douleurs légères et modérées telles les maux de tête ou de dents.
  • Le niveau II correspond à l’association des médicaments de niveau I à des morphiniques mineurs tels que la codéine. Les médicaments de cette classe peuvent soulager des douleurs plus intenses, comme celles provoquées par l’arthrose ou les traumatismes sportifs.
  • Le niveau III correspond à la morphine. C’est un analgésique puissant, indispensable pour traiter les douleurs très intenses et rebelles.

L’absence d’efficacité d’un analgésique de l’un des paliers conduit à l’utilisation d’un analgésique du palier supérieur.

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